Lorsque j'ai découvert la Communication Non Violente (CNV), j'ai été frappée par sa capacité à nous apprendre, en explorant son essence même, à nous défaire de nos modes de communication violents et destructeurs et à renouer avec une communication en harmonie avec la nature. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai grandi dans une culture où la communication reposait sur la honte et le blâme.
Je vis au carrefour de plusieurs cultures, en tant qu'aînée de la classe ouvrière, bispirituelle, lesbienne et queer d'origine xicana. Je suis immigrée aux États-Unis de deuxième génération du côté de ma mère : ma grand-mère venait de Chihuahua, au Mexique, terre des Rarámuri. Je suis également immigrée aux États-Unis de deuxième génération du côté de ma mère, car mon grand-père venait du Salvador, terre des Nahua-Pipil. Du côté de mon père, mes ancêtres sont originaires du sud du Texas, sur les terres de plusieurs peuples autochtones. Parmi mes origines, on trouve aussi des ancêtres européens, principalement espagnols.
Depuis mon plus jeune âge, je me sens profondément liée à mes ancêtres autochtones et j'ai lutté pour guérir du traumatisme causé par mes ancêtres européens, ayant été à la fois colonisée et colonisatrice. Lorsque j'ai entamé un cheminement de compréhension de l'influence de nos besoins, satisfaits ou non, sur notre communication et nos liens, j'ai vécu de nombreuses prises de conscience et éveils. Je me suis passionnée pour la Communication Non Violente (CNV), d'abord dans le cadre de mon travail, où nous avions décidé, en équipe, d'explorer cette approche pour communiquer et identifier les besoins.
En réalisant que cette conscience s'intégrait à ma pratique spirituelle, à ma guérison personnelle et générationnelle, j'ai eu à cœur d'en apprendre davantage, de rencontrer d'autres personnes tout aussi passionnées et de partager le potentiel de la CNV dans tous les aspects de la communication et du bien-être/de l'auto-guérison. Mon objectif principal est de diffuser la CNV autant que possible auprès des personnes marginalisées, de celles qui vivent sous le joug de diverses formes d'idéologie et qui n'ont souvent pas accès aux soins personnels ni aux ressources financières nécessaires.
Visions pour mon travail :
- Partager les fondamentaux avec les débutants et ceux qui souhaitent revoir les bases.
J’aime partager la passion des gens qui découvrent les possibilités offertes par la CNV.
- Explorer les liens entre la CNV et les groupes de soutien en 12 étapes.
- Collaborer avec les thérapeutes et explorer comment les outils de guérison s’articulent avec la conscience de la CNV.
- Animer des ateliers axés sur l’auto-empathie et les pratiques d’empathie.
- Proposer des médiations et/ou faciliter les échanges avec les personnes qui ont du mal à se faire
entendre.
- Intégrer les différenciations clés dans tous les aspects de la diffusion de la CNV.
- Créer des ateliers pour intégrer la CNV à nos pratiques spirituelles quotidiennes.