J'ai découvert la Communication Non Violente (CNV) en 2016, alors que j'étais maman d'une petite fille de deux ans. Ce fut une révélation. Titulaire d'un master en psychologie, je cherchais une approche parentale différente de celle apprise pendant mes études. Comprendre le comportement de mon enfant à travers le prisme des besoins plutôt que de la rébellion, comme le décrivaient tous les livres de psychologie, a été une véritable ouverture d'esprit. J'ai immédiatement eu envie de partager cette perspective avec d'autres parents et enseignants. Je dévorais les livres sur la CNV et participais à presque tous les ateliers animés par des formateur-rices à Cracovie à l'époque – et ils étaient nombreux. Parallèlement, j'ai commencé à partager la communication empathique avec les parents de la maternelle de ma fille, inspirée par une phrase d'un livre de Marshall : « Tout ce qui vaut la peine d'être fait vaut la peine d'être fait imparfaitement. » Je sais que j'ai inspiré beaucoup de parents à ce moment-là.
Depuis, je suis devenue maman de deux enfants, et les parents et les enseignants sont devenus le principal interlocuteur de mon travail en CNV. J'aime puiser inspiration et nouvelles perspectives à chaque fois que je participe à participant-e ou que j'anime une formation. Je travaille également avec des équipes au sein d'organismes à but non lucratif et d'entreprises. J'aime explorer ce qui est vivant et important pour les personnes du groupe et les accompagner dans cette découverte de nouveau chemin. J'aime observer ces moments d'apaisement et de libération où la prise de conscience des besoins aide les gens à se percevoir, ainsi que leurs enfants, leurs partenaires, leurs collègues et les personnes qu'ils croisent, avec plus d'amour et de compréhension.
Je perçois l'empathie comme quelque chose qui ne se donne ni ne s'enseigne, mais plutôt comme un espace que l'on peut créer par le regard, la posture, l'intention, parfois les mots, pour soi-même et pour les autres, afin de se souvenir et de retrouver cet état naturel d'être en connexion avec nos émotions et nos besoins.
Violente (CNV) m'a aidée à traverser des périodes difficiles, à me reconnecter à moi-même, à trouver du soutien et à mettre des mots sur mon vécu intérieur.
Elle a également été l'étincelle qui m'a poussée à m'exprimer par la peinture et à commencer à accepter ma sensibilité et ma vulnérabilité. Certaines de mes peintures ont été inspirées par mes expériences et mes découvertes intérieures lors d'ateliers de CNV. J'aime beaucoup combiner la Communication Non Violente (CNV) avec un travail créatif. J'ai pris beaucoup de plaisir à concevoir mon propre jeu de cartes des émotions, qui propose au verso des suggestions d'émotions similaires et des besoins, satisfaits ou non, auxquels l'émotion peut faire référence. J'ai également créé le jeu de cartes « Jouer avec empathie », qui permet de découvrir et d'intégrer les fondamentaux de la CNV, et j'ai imaginé 365 questions pour se reconnecter à soi-même et cultiver la gratitude.
Le contact avec la nature est essentiel à ma vie et constitue ma principale stratégie d'autorégulation. Je suis facilement émerveillée par les pissenlits parés de gouttes d'eau qui scintillent au soleil comme des diamants, par les animaux sauvages que je croise lors de mes promenades quotidiennes, ou par la majesté des montagnes et du ciel étoilé. L'avenir de la nature, de la Terre et de tous ses habitants me tient particulièrement à cœur.