Je suis né en 1947 dans un quartier italien, qui se transformait peu à peu en quartier noir, à proximité de la Statue de la Liberté. Mon père était artilleur de mortier dans la 4e division blindée de Patton. Son expérience du combat, et bien sûr son enfance antérieure, ont fait de la violence un thème central de mon enfance. On glorifiait les combats, on donnait l'exemple de la colère et de la violence, et on propageait une théologie dogmatique. En 1969, je suis parti en Europe où j'ai passé trois ans.
J'ai obtenu un master de philosophie à la Sorbonne, à Paris, et en même temps, la majeure partie d'un autre master de littérature française à l'Université de New York à Paris. Je me suis entraîné au karaté, jusqu'à atteindre le troisième dan, et je parle couramment français et italien. J'ai passé les dix années suivantes en Asie, où j'ai vécu des prises de conscience importantes. La plus marquante a eu lieu à Daramsala, où je recevais des enseignements à la bibliothèque bouddhiste tibétaine.
J'ai lu J. Krishnamurti et j'ai réalisé que mon mode de vie, fondé sur la domination physique et intellectuelle, ne me mènerait jamais là où je voulais aller. En fait, la plupart de mes pensées étaient une forme de souffrance. Ce fut une révélation. La solution à cette souffrance réside dans l'observation sans choix, qui est devenue ma pratique principale depuis 1974. Vivre dans la commune de Rajneesh (alias Osho) à Pune, en Inde, puis en Oregon, m'a permis d'expérimenter ce modèle d'investigation et de mener de nombreuses autres expériences. Durant ces années, j'ai exploré l'interface entre méditation et sexualité, le pouvoir, la jalousie, les conflits, comment célébrer toute chose, y compris la mort, et j'ai vécu mes expériences les plus profondes de lâcher-prise et d'amour inconditionnel, sans oublier les moments passés à frapper des vaches et à monter à cheval !
En 1985, je me suis installé à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, et j'ai consacré beaucoup de temps à ce que je pourrais appeler un travail sur soi pour hommes. Il s'agissait essentiellement de me réapproprier des aspects de moi-même que j'avais refoulés, comme la peur, la honte et le chagrin. La colère était comme un bouchon sur le puits de ces émotions et croyances profondément douloureuses. Participer à des groupes de parole pour hommes m'a permis de mieux comprendre comment je gérais tout cela et à quel prix. En 1994, j'ai repris mes études pour obtenir une maîtrise en psychologie du conseil. Je souhaitais donner plus de sens à ma vie et je voyais la psychothérapie comme un moyen de contribuer au bien-être des autres dans le cadre d'une vie saine et épanouissante.
En 1995, j'ai écouté un enregistrement de Marshall Rosenberg sur la colère, et ce fut une véritable révélation. Il m'a appris que je suis la seule à être à l'origine de ma colère, et de tout ce que je ressens. Cette prise de conscience m'a permis d'intégrer mon émotion dominante, qui me rongeait depuis plus de 50 ans. La Communication Non Violente (CNV) m'a également offert une méthode très concise pour travailler avec moi-même et mes clients sur le chemin de la libération des conditionnements. Cette méthode s'harmonise parfaitement avec les autres pratiques que j'ai explorées et que je continue d'explorer, comme la Vipassana, les arts martiaux, la danse (en particulier le tango) et les promenades en pleine nature avec mes chevaux.
J'adore travailler avec les couples, les individus et les groupes en tant que formateur en Communication Non Violente ou psychothérapeute. Écoutez le podcast « Du Dao de la Domination au Dao de la Danse ». Quoi de plus agréable que de se libérer de ses conditionnements ? Se libérer ensemble ! À bientôt, Jack