Parallèlement, je rêve d'un monde où les besoins de chaque être humain comptent et où, dans nos relations, nous sommes conscients que tous les êtres humains partagent les mêmes besoins. Parallèlement, il est important pour moi de soutenir l'accès à la communication non violente pour les personnes vivant dans des pays économiquement défavorisés.
J'ai découvert la Communication Non Violente (CNV) au moment de ma transition de l'école primaire au collège. Je me suis retrouvée face à des élèves qui avaient presque perdu confiance en eux, peu enthousiastes à l'idée d'aller à l'école et qui, étant étrangers, ne maîtrisaient pas l'allemand. Dans cette période, le fait de pouvoir identifier leurs besoins et de constater qu'ils comprenaient ces mots, ce qui m'a permis d'établir un lien avec eux, a été un soutien précieux.
Née et élevée dans le Berlin d'après-guerre, en pleine Guerre froide, à une époque où le fascisme n'avait pas encore été digéré, j'ai d'abord été confrontée à beaucoup de violence durant mon enfance, ce qui m'a plongée dans un profond désespoir. Adolescente, j'étais en colère et honteuse de ce qui s'était passé en Allemagne sous le régime nazi et j'ai constaté, y compris au sein de ma propre famille, à quel point le rôle de simple exécutant pouvait être dévastateur. Devenue adulte, j'ai réussi à faire la paix avec mon passé, notamment grâce à l'aide de thérapeutes empathiques, et j'ai compris que je devais utiliser tous les moyens à ma disposition pour œuvrer en faveur de la paix, dans mon domaine professionnel et au-delà.
Grâce à la pédagogie Gestalt et Communication NonViolente (Qigong), j'ai acquis les moyens et la force de mettre cela en pratique, avec une véritable attitude d'amour, la conscience que chacun répond à un besoin en faisant quelque chose que je partage également. Il s'agit d'aller vers les autres et de voir comment nous pouvons combler nos besoins ensemble et trouver des stratégies enrichissantes. Avoir un réseau social est d'une aide précieuse ; cela permet de vivre des liens à travers des actions et une vision communes, de faire l'expérience d'une communauté, parfois même d'une véritable union, et d'y développer des structures qui contribuent à notre épanouissement.
Pour moi, cela est vrai non seulement au niveau local, mais j'aimerais également voir ce lien se développer aux niveaux national et international et y contribuer autant que possible. C'est dans cette optique que je suis engagé au Kenya depuis 2008. Je m'y suis rendu chaque année, à l'exception de 2021 et 2022 en raison de la pandémie de Covid-19. J'ai participé à des formations sur place, formé des enseignants, travaillé dans deux IIT (Instituts indiens de technologie) et je suis actuellement mentor pour des personnes de différents pays africains souhaitant obtenir une certification.
Gleichzeitig träume ich von einer Welt, in der die Bedürfnisse jedes Menschen zählen und wir in der Verbindung miteinander uns bewusst sind, dass alle Menschen dieselben Bedürfnisse teilen. Gleichzeitig ist mir auch sehr wichtig, Menschen, die in ökonomisch weniger privilegierten Ländern leben, Zugang zur GFK zu ermöglichen.