Je n'ai jamais confondu réussite dans la vie et réussite personnelle . Depuis la fin de mes études, c'est ce que j'ai eu à cœur de transmettre. Malgré des études longues et élitistes (c'était ma seule stratégie pour m'insérer dans la société après l'obtention de mon baccalauréat à l'Institut national pour jeunes aveugles), j'ai rapidement pris conscience de l'impact des organisations où je travaillais sur la dignité humaine et j'ai choisi l'humanitaire au détriment des institutions françaises ou européennes. Le street art m'a semblé une manière plus juste d'entrer en contact avec les gens, qu'ils soient victimes de guerre ou de maladie. J'ai troqué les livres contre un nez rouge : je suis devenu clown sculpteur de ballons pour les enfants, petits et grands.
Trouver ma place dans la société, c'était ce que je recherchais, tout en créant des emplois pour les autres. À trente-trois ans, j'ai fait un burn-out qui m'a permis d'apprendre à penser à moi. Parallèlement, lutter contre le racisme à l'embauche était ma priorité. J'ai passé douze ans dans un syndicat, où j'ai compris que la première victime (de harcèlement, de discrimination…) et la seule dont je me souciais peu, c'était moi. Cette prise de conscience, conjuguée à une rupture et au décès de ma sœur jumelle à trente-cinq ans, m'a amenée à repenser profondément le sens des relations humaines.
J'ai alors choisi de me procurer Marshall Rosenbergle livre de Communication NonViolente: Un langage de vie, afin de voir ce que signifiait concrètement la Communication NonViolente (CNV). J'ai assisté à la conférence de Pascale Molho sur « La dépression et la CNV », accompagnée d'un ami avocat qui m'a assuré que la CNV n'était pas une secte. Cette conférence m'a permis d'en apprendre davantage sur la CNV.
Depuis 2008, j'ai choisi d'apprendre à m'exprimer en me connectant à ce qui est vivant en moi, c'est-à-dire en exprimant mes sentiments et mes besoins.
La rencontre avec Hélène Domergue en 2009, lors de mon premier atelier de développement personnel sur la guérison des blessures du passé, a ouvert une brèche : il est possible de se calmer ; il est possible d'échanger de manière constructive, au service de nos relations.
Depuis, j'ai appris et intégré le rôle de coach individuel à la Communication Non Violente (CNV), pour moi-même et pour les autres, et je souhaite le transmettre. J'ai travaillé dans des milieux militaires et carcéraux afin de mettre à l'épreuve ma capacité à vivre l'essence même de la CNV : établir des liens d'humain à humain avec bienveillance et conscience.
Mes actions au sein de la communauté francophone de la CNV : En 2014, j’ai créé un cercle dont la mission est le soutien mutuel, la convivialité et le développement professionnel des praticiens du coaching individuel par la CNV (« AI-CNV »). J’ai fait partie de « Déclic » (CNV en milieu scolaire) dans le nord de la France entre 2013 et 2019 et du groupe « Prisons » entre 2016 et 2020.
J'essaie d'intégrer la spiritualité de la Communication Non Violente et de lui donner vie en créant des espaces de sécurité et de légèreté au sein des groupes. J'ai un besoin profond de créer une atmosphère de spontanéité et de légèreté pour inviter les participants à s'y imprégner.
Mon travail de changement social consiste à contribuer à l'ouverture, c'est-à-dire à l'accessibilité, des formations et des parcours :
- En termes d'apprentissage (pour les personnes visuelles, auditives et kinesthésiques).
- Sur le plan financier : je souhaite que tout le monde puisse y participer, sans distinction de classe sociale. J’ai travaillé pour ATD-Quart Monde, par exemple. Mon but n’est pas de faire du profit, mais de toucher un public très diversifié.
- Enfin, j'essaie de susciter la curiosité, l'intérêt de personnes qui, a priori, sont très éloignées de la CNV, en termes de dignité, d'intégrité et de pouvoir intérieur.