L’efficacité de la formation Communication NonViolente sur l’interaction mère-enfant chez les mères d’enfants présentant une déficience intellectuelle
Objectif : Outre leurs difficultés de communication et de socialisation, de nombreux enfants présentant une déficience intellectuelle (DI) rencontrent des problèmes relationnels avec leurs parents, leurs frères et sœurs et leurs enseignants. La persistance de ces interactions sociales peut facilement mener à l'isolement. Ainsi, beaucoup d'enfants et d'adultes présentant une DI ont peu d'amis, même s'ils désirent ardemment être appréciés. Cela peut engendrer un cercle vicieux où ils tentent de se faire des amis en saisissant la moindre occasion d'interaction. Concernant les caractéristiques de communication nonviolente il semblerait que ce programme puisse réduire les problèmes de communication et améliorer l'interaction mère-enfant chez les enfants présentant une DI. Ce communication nonviolente programme de formation constitue une méthode pour améliorer les compétences communicationnelles des parents d'enfants présentant une DI, car ces parents rencontrent souvent des difficultés à communiquer avec leurs enfants. De nos jours, de nombreux efforts sont déployés pour améliorer l'interaction mère-enfant, en particulier chez les mères d'enfants présentant une DI. Par conséquent, l'objectif de la présente étude était d'examiner l'effet de la communication nonviolente sur l'interaction mère-enfant chez les mères d'enfants présentant une DI.
Matériel et méthodes : La présente recherche est une étude quasi expérimentale avec pré-test, post-test et groupe témoin. La population étudiée comprenait toutes les mères d’enfants présentant une déficience intellectuelle fréquentant l’Institut d’éducation et de réadaptation d’Alborz, situé dans la province d’Alborz, en Iran, et placé sous la tutelle d’un organisme de protection sociale. L’échantillon était composé de 30 mères sélectionnées par échantillonnage de commodité et réparties en deux groupes. Le groupe expérimental a participé à un programme de formation aux compétences de communication basé sur le langage quotidien, à raison de 8 séances de 90 minutes chacune, deux fois par semaine. Le groupe témoin n’a reçu aucune formation de ce type. L’instrument de mesure utilisé était l’échelle d’interaction mère-enfant de Pianta (1992). Cette échelle a été remplie par les mères de tous les participants avant et après le programme. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire administré avant et après les séances de formation. Une analyse multivariée de covariance a été réalisée avec le logiciel SPSS (version 22) pour analyser les données obtenues.
Résultats : Dans un premier temps, la normalité des variables étudiées et les hypothèses de contingence des variances et covariances ont été vérifiées. Le test de Kolmogorov-Smirnov a montré que toutes les variables suivaient une distribution normale (p > 0,05). De plus, le test de Box a confirmé l’hypothèse de contingence des variances et covariances. Ainsi, les hypothèses du test MANCOVA ont été validées et ce test peut être utilisé pour l’analyse des données. Les résultats du test MANCOVA ont révélé une différence significative entre les scores post-test des groupes expérimental et témoin concernant l’interaction mère-enfant (p
Conclusion : Les parents d’enfants présentant une déficience intellectuelle (DI) rencontrent davantage de difficultés de communication avec leurs enfants que les parents d’enfants présentant d’autres handicaps. Ces enfants peuvent rapidement être exclus des activités sociales. Malheureusement, le statut social négatif qu’ils subissent est difficile à surmonter et souvent durable. Communication NonViolente améliore l’interaction mère-enfant chez les mères d’enfants présentant une DI. Par conséquent, proposer communication nonviolente formation est particulièrement important pour ces mères.