Seit 20 Jahren arbeite ich mit Menschen aus benachteiligten Vierteln, sowohl im Bereich der lokalen Entwicklung als auch zu Themen wie Rassismus, Stereotypen und Vorurteilen. Im Rahmen internationaler Solidaritätsprojekte bin ich zudem viel nach Senegal und Burkina Faso gereist und habe dort Erfahrung als Trainerin für interkulturelle Kompetenzen gesammelt.
Vor allem durch diese Perspektive begann ich vor neun Jahren im Gefängniswesen zu arbeiten. Die Entdeckung und Integration Gewaltfreie Kommunikation ( GFK ) ermöglichte es mir, noch einen Schritt weiterzugehen und Aktivitäten zu interkulturellen Themen vorzuschlagen sowie die Einführung der GFK im Gefängnisumfeld anzustoßen.
Ich arbeite mittlerweile mit zahlreichen Justizvollzugsanstalten zusammen und biete training für Mitarbeiter und Inhaftierte an. Es bereitet mir Freude, mein Wissen mit Menschen zu teilen, die GFK vielleicht noch nicht kennen und anfangs skeptisch sind, aber letztendlich den Wert und die Freude an einer anderen Art der Kommunikation und Vernetzung erkennen – zuerst mit sich selbst, dann mit anderen. Es ist erstaunlich zu sehen, wie das Leben schöner werden kann, wenn sich unsere Absicht vom Rechthaben oder dem Überzeugen anderer hin zum Unrecht verschiebt.
Ich koordiniere außerdem das frankophone Kollektiv „Artisans of Nonviolence“, das etwa fünfzig Personen zusammenbringt, die mit dem Justizsystem arbeiten und die gemeinsame Erfahrung teilen, in GFK geschult worden zu sein und in ihrem täglichen Leben davon zu profitieren.
Neben dem Gefängniswesen arbeite ich gerne mit Präventions- und Gemeinwesenprojekten der lokalen Behörden zusammen und stelle ihnen Instrumente zur Verfügung, um mehr Sinn und Freude in ihren Beziehungen zu Nutzern und Kollegen zu finden.
Abschließend möchte ich sagen, dass Freude, Sinn und Zusammenarbeit meinen Wunsch leiten, mit den Organisationen und Einzelpersonen zusammenzuarbeiten, mit denen ich in Kontakt stehe.
J’ai travaillé pendant 20 ans avec les personnes des quartiers populaires à la fois sur du développement local et sur les questions de racisme, de stéréotype et de préjugés.J’ai aussi beaucoup voyagé au Sénégal et au Burkina Faso dans le cadre de chantiers de solidarité internationale et j’en ai tiré une expérience de formateur sur les questions interculturelles.C’est d’abord sous ce prisme que j’ai commencé à intervenir dans le monde pénitentiaire il y a 9 ans.
La découverte et l’intégration de la CNV m’ont permis d’aller plus loin et de proposer à la fois des activités autour des questions interculturelles et de commencer à proposer la découverte de la CNV dans le monde pénitentiaire.Je travaille maintenant avec de nombreux centres pénitentiaire au sein desquels je propose des formations pour le personnel et également pour les personnes détenues.
J’aime aller partager et transmettre auprès de personnes qui n’ont pas entendu parler de la CNV, qui peuvent être sceptiques au départ et qui finissent, pour certaines, par voir tout l’intérêt et la joie que cela leur procure de communiquer et de se mettre en lien d’une autre façon, d’abord avec eux-mêmes, puis avec d’autres et de voir combien il est possible de se rendre la vie plus belle en ayant une intention autre que celle d’avoir raison ou de convaincre.
Je coordonne également le collectif francophone Artisans de non-violence qui regroupe une cinquantaine de personnes qui interviennent auprès du monde de la Justice et qui ont en commun, pour la plupart, le fait d’avoir été formé et de partager ce que la CNV leur apporte au quotidien.
En plus du monde pénitentiaire, j’aime travailler avec les services prévention et animation des collectivités territoriales et leur donner des clés pour exercer leur métier de façon à y trouver plus de sens et de joie dans les relations avec les usagers et avec leurs collègues. Pour conclure, j’aime à dire que ce sont la joie, le sens et la coopération qui guident mes envies de travail avec les structures et les personnes auprès desquelles j’interviens.